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Mysterious Island Shipwrecked in the Air Abandoned Secret of the Island |
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CHAPITRE 51 La convalescence du jeune malade marchait régulièrement. Une seule chose était maintenant à désirer, c’était que son état permît de le ramener à Granite-House. Quelque bien aménagée et approvisionnée que fût l’habitation du corral, on ne pouvait y trouver le confortable de la saine demeure de granit. En outre, elle n’offrait pas la même sécurité, et ses hôtes, malgré leur surveillance, y étaient toujours sous la menace de quelque coup de feu des convicts. Là-bas, au contraire, au milieu de cet inexpugnable et inaccessible massif, ils n’auraient rien à redouter, et toute tentative contre leurs personnes devrait forcément échouer. Ils attendaient donc impatiemment le moment auquel Harbert pourrait être transporté sans danger pour sa blessure, et ils étaient décidés à opérer ce transport, bien que les communications à travers les bois du jacamar fussent très difficiles. La question de savoir comment, dans les conditions actuelles, on agirait contre les convicts, fut traitée à fond dans la journée du 29 novembre entre Cyrus Smith, Gédéon Spilett et Pencroff, à un moment où Harbert, assoupi, ne pouvait les entendre. « Mes amis, dit le reporter, après qu’il eut été question de Nab et de l’impossibilité de communiquer avec lui, je crois, comme vous, que se hasarder sur la route du corral, ce serait risquer de recevoir un coup de fusil sans pouvoir le rendre. Mais ne pensez-vous pas que ce qu’il conviendrait de faire maintenant, ce serait de donner franchement la chasse à ces misérables ? – C’est à quoi je songeais, répondit Pencroff. Nous n’en sommes pas, je suppose, à redouter une balle, et, pour mon compte, si Monsieur Cyrus m’approuve, je suis prêt à me jeter sur la forêt ! Que diable ! un homme en vaut un autre ! – Mais en vaut-il cinq ? demanda l’ingénieur. – Je me joindrai à Pencroff, répondit le reporter, et tous deux, bien armés, accompagnés de Top… – Mon cher Spilett, et vous, Pencroff, reprit Cyrus Smith, raisonnons froidement. Si les convicts étaient gîtés dans un endroit de l’île, si cet endroit nous était connu, et s’il ne s’agissait que de les en débusquer, je comprendrais une attaque directe. Mais n’y a-t-il pas lieu de craindre, au contraire, qu’ils ne soient assurés de tirer le premier coup de feu ? – Eh, Monsieur Cyrus, s’écria Pencroff, une balle ne va pas toujours à son adresse ! – Celle qui a frappé Harbert ne s’est pas égarée, Pencroff, répondit l’ingénieur. D’ailleurs, remarquez que si tous les deux vous quittiez le corral, j’y resterais seul pour le défendre. Répondez-vous que les convicts ne vous verront pas l’abandonner, qu’ils ne vous laisseront pas vous engager dans la forêt, et qu’ils ne l’attaqueront pas pendant votre absence, sachant qu’il n’y aura plus ici qu’un enfant blessé et un homme. « Si seulement Ayrton eût encore été des nôtres ! dit Gédéon Spilett. Pauvre homme ! Son retour à la vie sociale n’aura été que de courte durée ! – S’il est mort ?… ajouta Pencroff d’un ton assez singulier. – Espérez-vous donc, Pencroff, que ces coquins l’aient épargné ? demanda Gédéon Spilett. – Oui ! S’ils ont eu intérêt à le faire ! – Quoi ! Vous supposeriez qu’Ayrton, retrouvant ses anciens complices, oubliant tout ce qu’il nous doit… – Que sait-on ? répondit le marin, qui ne hasardait pas sans hésiter cette fâcheuse supposition. – Pencroff, dit Cyrus Smith en prenant le bras du marin, vous avez là une mauvaise pensée, et vous m’affligeriez beaucoup si vous persistiez à parler ainsi ! Je garantis la fidélité d’Ayrton ! – Moi aussi, ajouta vivement le reporter. – Oui… oui !… Monsieur Cyrus… j’ai tort, répondit Pencroff. C’est une mauvaise pensée, en effet, que j’ai eue là, et rien ne la justifie ! Mais que voulez-vous ? Je n’ai plus tout à fait la tête à moi. Cet emprisonnement au corral me pèse horriblement, et je n’ai jamais été surexcité comme je le suis ! – Soyez patient, Pencroff, répondit l’ingénieur. – Dans combien de temps, mon cher Spilett, croyez-vous qu’Harbert puisse être transporté à Granite-House ? – Cela est difficile à dire, Cyrus, répondit le reporter, car une imprudence pourrait entraîner des conséquences funestes. Mais enfin, sa convalescence se fait régulièrement, et si d’ici huit jours les forces lui sont revenues, eh bien, nous verrons ! À cette époque, le printemps avait déjà deux mois de date. Le temps était beau, et la chaleur commençait à devenir forte. Les forêts de l’île étaient en pleine frondaison, et le moment approchait où les récoltes accoutumées devraient être faites. Une ou deux fois, le reporter se hasarda sur la route et fit le tour de l’enceinte palissadée. Top l’accompagnait, et Gédéon Spilett, sa carabine armée. Il ne fit aucune mauvaise rencontre et ne trouva aucune trace suspecte. Son chien l’eût averti de tout danger, et, comme Top n’aboya pas, on pouvait en conclure qu’il n’y avait rien à craindre, en ce moment du moins, et que les convicts étaient occupés dans une autre partie de l’île. Cependant, à sa seconde sortie, le 27 novembre, Gédéon Spilett, qui s’était aventuré sous bois pendant un quart de mille, dans le sud de la montagne, remarqua que Top sentait quelque chose. Le chien n’avait plus son allure indifférente ; il allait et venait, furetant dans les herbes et les broussailles, comme si son odorât lui eût révélé quelque objet suspect. Gédéon Spilett suivit Top, l’encouragea, l’excita de la voix, tout en ayant l’œil aux aguets, la carabine épaulée, et en profitant de l’abri des arbres pour se couvrir. Il n’était pas probable que Top eût senti la présence d’un homme, car, dans ce cas, il l’aurait annoncée par des aboiements à demi contenus et une sorte de colère sourde. Or, puisqu’il ne faisait entendre aucun grondement, c’est que le danger n’était ni prochain, ni proche. Cinq minutes environ se passèrent ainsi, Top furetant, le reporter le suivant avec prudence, quand, tout à coup, le chien se précipita vers un épais buisson et en tira un lambeau d’étoffe. C’était un morceau de vêtement, maculé, lacéré, que Gédéon Spilett rapporta immédiatement au corral. Là, les colons l’examinèrent, et ils reconnurent que c’était un morceau de la veste d’Ayrton, morceau de ce feutre uniquement fabriqué à l’atelier de Granite-House. « Vous le voyez, Pencroff, fit observer Cyrus Smith, il y a eu résistance de la part du malheureux Ayrton. Les convicts l’ont entraîné malgré lui ! Doutez-vous encore de son honnêteté ? – Non, Monsieur Cyrus, répondit le marin, et voilà longtemps que je suis revenu de ma défiance d’un instant ! Mais il y a, ce me semble, une conséquence à tirer de ce fait. – Laquelle ? demanda le reporter. – C’est qu’Ayrton n’a pas été tué au corral ! C’est qu’on l’a entraîné vivant, puisqu’il a résisté ! Or, peut-être vit-il encore ! – Peut-être, en effet », répondit l’ingénieur, qui demeura pensif. Mais il faut dire qu’Harbert était plus que
tous impatient de retourner à Granite-House, car il savait combien
la présence des colons y était nécessaire. Et c’était lui qui les
retenait au corral ! Aussi cette idée unique occupait-elle son
esprit : quitter le corral, le quitter quand même ! Il croyait
pouvoir supporter le transport à Granite-House. Il assurait que les
forces lui reviendraient plus vite dans sa chambre, avec l’air et la
vue de la mer ! On était au 29 novembre. Il était sept heures du matin. Les trois colons causaient dans la chambre d’Harbert, quand ils entendirent Top pousser de vifs aboiements. Cyrus Smith, Pencroff et Gédéon Spilett saisirent leurs fusils, toujours prêts à faire feu, et ils sortirent de la maison. Top, ayant couru au pied de l’enceinte palissadée, sautait, aboyait, mais c’était contentement, non colère. « Quelqu’un vient ! – Oui ! – Ce n’est pas un ennemi ! – Nab, peut-être ? – Ou Ayrton ? » À peine ces mots avaient-ils été échangés entre l’ingénieur et ses deux compagnons, qu’un corps bondissait par-dessus la palissade et retombait sur le sol du corral. C’était Jup, maître Jup en personne, auquel Top fit un véritable accueil d’ami ! « Jup ! s’écria Pencroff. – C’est Nab qui nous l’envoie ! dit le reporter. – Alors, répondit l’ingénieur, il doit avoir quelque billet sur lui. » Pencroff se précipita vers l’orang. Évidemment, si Nab avait eu quelque fait important à faire connaître à son maître, il ne pouvait employer un plus sûr et plus rapide messager, qui pouvait passer là où ni les colons ni Top lui-même n’auraient peut-être pu le faire. Cyrus Smith ne s’était pas trompé. Au cou de Jup était pendu un petit sac, et dans ce sac se trouvait un billet tracé de la main de Nab. Que l’on juge du désespoir de Cyrus Smith et de ses compagnons, quand ils lurent ces mots : « Vendredi, 6 h. matin. « Plateau envahi par les convicts ! « Nab. » Ils se regardèrent sans prononcer un mot, puis ils rentrèrent dans la maison. Que devaient-ils faire ? Les convicts au plateau de Grande-vue, c’était le désastre, la dévastation, la ruine ! Harbert, en voyant rentrer l’ingénieur, le reporter et Pencroff, comprit que la situation venait de s’aggraver, et quand il aperçut Jup, il ne douta plus qu’un malheur ne menaçât Granite-House. « Monsieur Cyrus, dit-il, je veux partir. Je puis supporter la route ! Je veux partir ! » Gédéon Spilett s’approcha d’Harbert. Puis, après l’avoir regardé. « Partons donc ! » dit-il. La question fut vite décidée de savoir si Harbert serait transporté sur une civière ou dans le chariot qui avait été amené par Ayrton au corral. La civière aurait eu des mouvements plus doux pour le blessé, mais elle nécessitait deux porteurs, c’est-à-dire que deux fusils manqueraient à la défense, si une attaque se produisait en route. Ne pouvait-on, au contraire, en employant le chariot, laisser tous les bras disponibles ? Était-il donc impossible d’y placer les matelas sur lesquels reposait Harbert et de s’avancer avec tant de précaution que tout choc lui fût évité ? On le pouvait. Le chariot fut amené. Pencroff y attela l’onagga. Cyrus Smith et le reporter soulevèrent les matelas d’Harbert, et ils les posèrent sur le fond du chariot entre les deux ridelles.
Le temps était beau. De vifs rayons de soleil se glissaient à travers les arbres. « Les armes sont-elles prêtes ? » demanda Cyrus Smith. Elles l’étaient. L’ingénieur et Pencroff, armés chacun d’un fusil à deux coups, et Gédéon Spilett, tenant sa carabine, n’avaient plus qu’à partir. « Es-tu bien, Harbert ? demanda l’ingénieur. – Ah ! Monsieur Cyrus, répondit le jeune garçon, soyez tranquille, je ne mourrai pas en route ! » En parlant ainsi, on voyait que le pauvre enfant faisait appel à toute son énergie, et que, par une suprême volonté, il retenait ses forces prêtes à s’éteindre. L’ingénieur sentit son cœur se serrer douloureusement. Il hésita encore à donner le signal du départ. Mais c’eût été désespérer Harbert, le tuer peut-être. « En route ! » dit Cyrus Smith. La porte du corral fut ouverte. Jup et Top, qui savaient se taire à propos, se précipitèrent en avant. Le chariot sortit, la porte fut refermée, et l’onagga, dirigé par Pencroff, s’avança d’un pas lent. Certes, mieux aurait valu prendre une route autre que celle qui allait directement du corral à Granite-House, mais le chariot eût éprouvé de grandes difficultés à se mouvoir sous bois. Il fallut donc suivre cette voie, bien qu’elle dût être connue des convicts. Cyrus Smith et Gédéon Spilett marchaient de chaque côté du chariot, prêts à répondre à toute attaque. Toutefois, il n’était pas probable que les convicts eussent encore abandonné le plateau de Grande-vue. Le billet de Nab avait évidemment été écrit et envoyé dès que les convicts s’y étaient montrés. Or, ce billet était daté de six heures du matin, et l’agile orang, habitué à venir fréquemment au corral, avait mis à peine trois quarts d’heure à franchir les cinq milles qui le séparaient de Granite-House. La route devait donc être sûre en ce moment, et, s’il y avait à faire le coup de feu, ce ne serait vraisemblablement qu’aux approches de Granite-House. Cependant, les colons se tenaient sévèrement sur leurs gardes. Top et Jup, celui-ci armé de son bâton, tantôt en avant, tantôt battant le bois sur les côtés du chemin, ne signalaient aucun danger. Le chariot avançait lentement, sous la direction de Pencroff. Il avait quitté le corral à sept heures et demie. Une heure après, quatre milles sur cinq avaient été franchis, sans qu’il se fût produit aucun incident. On approchait du plateau. Un mille encore, et on apercevrait le ponceau du creek glycérine.Enfin, la trouée des derniers arbres laissa voir l’horizon de mer. Mais le chariot continua sa marche, car aucun de ses défenseurs ne pouvait songer à l’abandonner. En ce moment, Pencroff arrêta l’onagga, et d’une voix terrible : « Ah ! Les misérables ! » s’écria-t-il. Et de la main il montra une épaisse fumée qui tourbillonnait au-dessus du moulin, des étables et des bâtiments de la basse-cour. Un homme s’agitait au milieu de ces vapeurs. C’était Nab. Ses compagnons poussèrent un cri. Il les entendit et courut à eux… Les convicts avaient abandonné le plateau depuis une demi-heure environ, après l’avoir dévasté ! « Et M. Harbert ? » s’écria Nab. Gédéon Spilett revint en ce moment au chariot. Harbert avait perdu connaissance ! |
CHAPTER 51 Herbert’s convalescence progressed steadily. Only one thing was left to wish for - that he would get well enough to be taken to Granite House. However well arranged and provisioned might be the dwelling in the corral, there was nothing like the solid comfort of their abode in the rock. Besides, they were not safe here, and, in spite of their watchfulness, they were always in dread of a shot from the woods. Whereas there in the midst of that unassailable and inaccessible mass of rock there would be nothing to fear. They waited, therefore, with impatience for the moment when Herbert could be carried, without danger to his wound, across the difficult route through Jacamar Woods.
“But is he as good as five?” asked the engineer. “I will go with Pencroff,’ answered the reporter, “and the two of us, well armed, and Top with us ...” “My dear Spilett, and you, Pencroff, let us discuss the matter coolly. If the convicts were in hiding in some place known to us, from which we could drive them by an attack, it would be a different affair. But have we not every reason to fear that they will get the first shot?”
“That which pierced Herbert did not go astray,” answered the engineer. “Besides, remember that if you both leave the corral, I shall be left alone to defend it. Can you answer that the convicts will not see you go off, that they will not wait till you are deep in the woods, and then make their attack in your absence upon a man and a sick boy?”
“If he is dead!” added Pencroff, in a peculiar tone. “Have you any hope that those rascals have spared him, Pencroff?” asked Gideon Spilett. “Yes, if their interest led them to do so.” “What! do you suppose that Ayrton, among his former companions in guilt, would forget all he owed to us ...” “Nobody can tell,” answered the sailor, with some hesitation.
“Yes, yes, Mr. Smith, I am wrong,” answered Pencroff. “But really I am a little out of my mind. This imprisonment in the corral is driving me to distraction.”
Once or twice the reporter risked himself outside, and walked around the palisade. Top was with him, and his carbine was loaded. He met no one and saw nothing suspicious. Top would have warned him of any danger, and so long as the dog did not bark, there was nothing to fear.
“You see, Pencroff,” observed Cyrus Smith, “Ayrton resisted manfully, and the convicts dragged him off in spite of his efforts. Do you still doubt his good faith?” “No, Mr. Smith,” replied the sailor; “I have long ago given up that momentary suspicion. But I think we may draw one conclusion from this fact.” “What is that?” “That Ayrton was not killed at the corral. They must have dragged him out alive, and perhaps he is still alive.”
It was now November 29. The colonists were talking together in Herbert’s room, about 7 o’clock in the morning, when they heard Top barking loudly. They seized their guns, always loaded and cocked, and went out of the house. Top ran to the bottom of the palisade, jumping and barking with joy.
“Yes.” “And not an enemy.” “Neb, perhaps?” “Or Ayrton?” These words had scarcely been exchanged between the engineer and
his comrade, when something leaped the palisade and fell on the
ground inside. "Jup! cried Pencroff. “Neb has sent him!” said the reporter. “Then he must have some note on him,” said the engineer.
"The convicts are on the plateau." Neb.” They looked at each other without saying a word, then walked back to the house. What was there to do? The convicts on Prospect Plateau meant disaster, devastation and ruin!
Gideon Spilett came up to Herbert and looked at him intently.
The question of Herbert’s transportation was quickly decided. A
litter would be the most comfortable way of travelling, but it would
necessitate two porters; that is, two guns would be subtracted from
their means of defense.
The weather was fine, and the sun shone brightly between the trees. “Are the arms ready?” asked Cyrus Smith. They were. The engineer and Pencroff, each armed with a double-barreled gun, and Spilett with his carbine, stood ready to set out. “How do you feel, Herbert?” asked the engineer. “Don’t be troubled, Mr. Smith,” answered the boy, “I shall not die on the way.” They could see that the poor fellow was making a tremendous effort. The engineer felt a grievous pang. He hesitated to give the signal for departure. But to stay would have thrown Herbert into despair.
The corral door was opened. Jup and Top, who knew how to be quiet on emergency, rushed on ahead. The wagon went out, the gate was shut, and the onagga, under Pencroff’s guidance, walked on with a slow pace. It was necessary, on account of the wagon, to keep to the direct
road from the corral to Granite House, although it was known to the
convicts.
“Ah, the wretches!” And he pointed to a thick smoke which curled up from the mill, the stables, and the buildings of the poultry-yard. In the midst of this smoke a man was running about. It was Neb. His companions uttered a cry. He heard them and rushed to meet them. The convicts had abandoned the plateau half an hour before, after having done all the mischief they could. “And Mr. Herbert?” cried Neb. Spilett went back to the wagon. Herbert had fainted. |